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Guêpes et frelons en septembre : pourquoi ils sont plus dangereux en fin de saison

Le paradoxe de septembre : moins de guêpes, mais un comportement plus risqué

Guêpe et frelon — fin de saison dans le Vaucluse

On pourrait croire qu'en septembre, les guêpes se font plus rares et donc moins menaçantes. C'est vrai pour le nombre — mais faux pour le comportement. Les guêpes de septembre sont affamées, désœuvrées, et potentiellement plus dangereuses qu'en plein été. Voici pourquoi, et comment réagir.

Le paradoxe de septembre : moins de guêpes, mais plus de risques

En septembre dans le Vaucluse, les colonies de guêpes déclinent naturellement. Les nuits plus fraîches ralentissent l'activité, les premières pluies lessivent les nids. On voit objectivement moins de guêpes qu'en juillet ou août.

Mais le danger ne se mesure pas au comptage. Les individus encore actifs en septembre sont des ouvrières en fin de vie, privées de leur alimentation habituelle. Elles deviennent erratiques, insistantes autour des repas, et piquent plus facilement. [A_CONFIRMER: Béranger — chiffre d'accidents de piqûres en septembre si disponible]

C'est un paradoxe que je constate chaque année sur le terrain dans le Luberon : moins d'appels pour des nids, mais un comportement plus imprévisible des quelques guêpes encore présentes.

Pourquoi ce changement de comportement ?

Le mécanisme est biologique et méconnu du grand public. Pour le comprendre, il faut regarder le cycle de vie de la colonie.

En été, la colonie tourne à plein régime : la reine pond, les larves grandissent, les ouvrières récoltent du sucre qu'elles redistribuent aux larves sous forme de miellat. Les larves sont des « pompes à sucre » qui canalisent le comportement des ouvrières.

En septembre, tout s'arrête. La reine cesse de pondre. Les dernières larves deviennent adultes. Plus personne à nourrir. Les ouvrières sont brutalement privées de leur sucre quotidien.

Elles partent alors en quête frénétique de glucides : boissons sucrées, fruits mûrs, poubelles, composteurs. C'est cette faim qui les rend plus insistantes — pas une agressivité gratuite. La guêpe autour de votre verre n'est pas « méchante » : elle a faim.

C'est aussi pour cela qu'elles rentrent davantage dans les maisons en septembre.

Que faire des nids vides ?

En septembre, une grande partie des nids de guêpes sont déjà abandonnés. La fondatrice meurt avec les premières gelées, les ouvrières survivent quelques semaines puis disparaissent. Seules les futures reines fécondées survivent pour fonder une nouvelle colonie au printemps prochain.

Un nid vide ne présente aucun danger immédiat. Rien ne presse. Mais je recommande de le faire enlever pour plusieurs raisons :

  • Dégradation naturelle — avec la pluie et le vent, le nid se fragilise. Le papier mâché se détache, tombe, et peut attirer des insectes nécrophages ou des rongeurs cherchant un abri pour l'hiver.
  • Risque de réinstallation — un nid vide laissé en place peut donner l'impression à une nouvelle fondatrice, au printemps, que l'emplacement est sûr. Cela augmente les chances qu'elle s'y réinstalle.
  • Esthétique — un nid dégradé sous un avant-toit ou dans un grenier laisse des traces (déjections, débris) qui salissent les surfaces.

Ne tentez jamais de brûler un nid, vide ou pas. C'est un geste extrêmement dangereux qui peut mettre le feu à votre toiture ou à la végétation environnante. L'enlèvement par un professionnel prend quelques minutes, et c'est fait proprement.

Que faire si un nid est actif en septembre ?

Si vous observez une activité autour d'un nid — des guêpes qui entrent et sortent régulièrement — il est encore actif. Dans ce cas, quelques règles simples :

  • N'approchez pas après 16h. En fin d'après-midi, les guêpes sont plus réactives car les températures baissent et leur fenêtre de nourrissage se referme. Le risque de piqûre est plus élevé.
  • Ne bouchez jamais l'entrée du nid. Les guêpes creuseront une autre sortie, parfois à l'intérieur de votre habitation. C'est le geste le plus dangereux que l'on voit arriver en intervention.
  • Ne comptez pas sur les produits grand public. Les bombes insecticides sont inefficaces sur un nid entier. Elles ne tuent que les guêpes en surface et énervent le reste de la colonie.

Faites appel à un professionnel. Je peux diagnostiquer la situation, évaluer si le nid est actif ou déjà vide, et intervenir en conséquence. Si le nid est vide, c'est le bon moment pour le faire enlever avant l'hiver.

Je me déplace sur l'ensemble du Vaucluse pour les nids de guêpes et frelons — du Luberon au Ventoux, d'Apt à Pertuis.

Frelons asiatiques : un cas particulier

Les frelons asiatiques suivent un calendrier différent des guêpes communes. Contrairement à ces dernières, leurs colonies atteignent leur taille maximale en septembre-octobre. Un nid de frelons asiatiques peut mesurer 60 à 80 cm de diamètre à cette période et compter plusieurs milliers d'individus.

Ils sont donc encore très actifs en septembre, et représentent un danger particulier pour les apiculteurs du Vaucluse et du Luberon. Un seul nid de frelons asiatiques peut décimer un rucher en quelques semaines.

Si vous repérez un nid sphérique perché dans un arbre, avec des frelons aux pattes jaunes : n'approchez pas. J'interviens spécifiquement sur ce type de nids avec l'équipement adapté. La technique n'est pas la même que pour les guêpes communes.

Consultez la page dédiée à la destruction des nids de frelons dans le Vaucluse pour plus d'informations.

Un nid suspect dans votre jardin ou sous votre toiture ? Que le nid soit actif ou vide, je me déplace sur tout le Vaucluse pour un diagnostic sans engagement.
Appelez-moi au 06 20 56 56 33 ou contactez-moi via le site.

Béranger FORT — Artisan du Luberon, Expert Nuisibles Habitat

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